Expériences

*1978, originaire du Liechtenstein

Fondatrice The Place of Grace – un lieu de connexion au vivant

Psychothérapie corporelle
  • Core Energetics par John Pierrakos au Core Energetics Institute, Suisse et NICE – Netherlands Institute of Core Energetics
  • Somatic Experiencing Practitioner (SEP) – Thérapie des traumatismes par Peter Levine
  • Assistanat dans la formation Somatic Experiencing en France
Spiritualité, Principes quantique et chamanisme
  • Étude des enseignements de Caroline Myss, Thomas Hübl, Joe Dispenza, Rupert Sheldrake, Bruce Lipton, Nassim Haramein, Sandra Ingerman, et autres.
  • 20 ans d’expérience personnelle en guérison énergétique, communication animale, constellations systémiques, tantra, chamanisme & application des principes quantiques
Accompagnement avec des chevaux
  • Praticienne EQUUSOMA (ESP) – Horse Human Trauma Recovery
    Enseignante EQUUSOMA en formation
  • Instructrice avancée EponaQuestTM – Linda Kohanov
  • Equimotion – Ancienne codirectrice de l’institut de formation en équithérapie
  • Équithérapeute certifiée
  • Formée en psychothérapie corporelle avec le cheval – par Monika Mehlem
Entraînement des chevaux, etc.
  • Formation chez Elisabeth de Corbigny en équitation éthologique par John Lyons
  • Expérience d’équitation dans différentes approches :
    – Cavalière de saut obstacle et de dressage dans mon enfance et mon adolescence
    – Ride With Your Mind par Mary Wanless
    – Connected Riding par Peggy Cummings
    – École de Légèrté par Phillippe Karl
    – Physioriding par Sabine Bruns
  • Travail de longe avec le cavesson par Babette Teschen
  • Travail au sol et T-Touch par Linda Tellington-Jones
  • Clicker-Training par Marlitt Wendt
  • Parage naturel par Tatiana Peter et F-Balance
  • Formations en en ligne : Emotional Horsemanship (Lockie Philipps) et Intrinzen Horse (Panther Flow)
  • Introduction Trust Technique par James French
  • Plusieurs années d’expérience en tant que professionnelle équestre : entraînement des chevaux et coach équestre pour une équitation intuitive, relationnelle et biomécanique

Auteure
  • “Marcher dans le pas du cheval – Sagesse animale et découverte de soi” avec Dr. Anna Evans

“Ce que nous croyons possible définit ce que nous sommes capables de créer”.

Nassim Haramein

À propos de moi

Très tôt dans ma vie, une chose était certaine : je voulais être avec les chevaux.

Après une formation bancaire dans mon pays natal, le Liechtenstein, j’ai vécu quelques années dans les Pyrénées françaises, puis dans le sud de l’Allemagne, avant de m’installer au Luxembourg. C’est là que j’ai trouvé un poste dans une banque américaine, qui m’a permis de financer mes formations en thérapie et en accompagnement assistés par les chevaux.

Pendant dix ans, j’ai occupé un poste à responsabilité dans le secteur bancaire – une carrière à la fois riche et partiellement épanouissante. Parallèlement, j’ai mené un travail thérapeutique avec l’humain et le cheval pendant cinq ans, et j’ai co-dirigé l’école d’équithérapie Equimotion.

Mais en 2017, mon âme est venue frapper à la porte. Elle a mis des mots sur ce que je ressentais déjà depuis un moment : je ne trouverais pas l’épanouissement dans la voie que j’avais choisie.

Mon intuition était limpide. Il me fallait faire un grand saut dans l’inconnu : trouver ma propre ferme équestre dans le sud de la France.

À mon arrivée à The Place of Grace, après le déménagement, je me suis retrouvée dans un état de profond épuisement. De longues années de travail intense, une activité indépendante sans répit, peu de vacances, un divorce, la vente de la maison, l’organisation du départ… tout cela avait laissé des traces. Certains jours, je restais assise derrière la maison, vidée, assaillie par le doute. Je ne ressentais aucune inspiration. Je ne savais pas comment j’allais gérer la ferme, ni même ma vie ici. Je n’avais qu’une idée floue de la manière dont je pourrais subvenir à mes besoins en œuvrant dans ce lieu.

Ce qui m’a aidée, c’est de pouvoir me regarder avec le recul de l’aigle — une vue d’ensemble — et de rester pleinement consciente de l’état dans lequel je me trouvais. Cet épuisement m’avait plongée dans un tunnel, réveillant de vieilles peurs et bloquant toute impulsion créative. Alors, j’ai choisi d’appliquer ma propre sagesse : j’ai ralenti. J’ai fait confiance au processus, j’ai fait du tri, et je me suis reposée du mieux que j’ai pu. Intérieurement, je me suis donné six mois. Je m’étais promis de faire le point à ce moment-là, pour décider si je restais ici ou non.

Au bout de trois mois, le brouillard a commencé à se dissiper. Des portes se sont ouvertes. D’anciennes clientes du Luxembourg et d’Allemagne m’ont contactée : elles voulaient venir ici, continuer leur chemin accompagné.

Et puis, il y a eu les soutiens inattendus. Des élans venus de toutes parts : ma famille, mes amis, mes animaux… et le monde spirituel.

Peu à peu, je retrouvais mon ancrage. Six mois plus tard, j’allais déjà beaucoup mieux. Les choses circulaient davantage, ma confiance revenait. Et avec elle, l’optimisme.

Aujourd’hui, j’enseigne ce que j’ai appris et expérimenté :
  • J’apporte mon soutien dans la confrontation avec ce qui ne convient plus et j’accompagne le passage à quelque chose de nouveau.
  • J’enseigne la danse avec l’inconnu.
  • J’aide à surmonter la peur, l’incertitude et le doute.
  • J’enseigne la compréhension de la manière dont les schémas traumatiques nous bloquent et nous empêchent d’avancer. Je montre, comment nous pouvons à nouveau adopter une perspective plus large, en ralentissant et en prenant soin de soi.
  • J’encourage à faire confiance à sa propre voix intérieure et à croire en son pouvoir créateur.
  • J’accompagne dans les moments sombres et à travers l’expérience d’en sortir plus fort.
  • J’encourage à réaliser ses rêves.
  • Je montre comment il est possible de prendre des risques bien calculés.


Qui je suis dans mon Essence : Je suis une passeuse de seuils.

J’ouvre un espace entre-deux vivant : entre un avant et un après, entre la sécurité connue et un territoire encore inconnu, entre le contrôle et l’abandon, et parfois même entre la vie et la mort, qu’elle soit symbolique, humaine ou animale. Être passeuse de seuils ne signifie pas « faire passer » les autres, savoir à leur place, ni promettre un ailleurs. Cela signifie savoir rester là, au seuil, sans précipiter le mouvement, sans forcer la transformation. J’y tiens un espace sobre et incarné, pour que le passage — s’il a lieu — soit organique.

J’habite ces zones liminales avec respect : je reconnais les moments où quelque chose arrive à sa fin et j’accepte de laisser mourir, sans chercher à sauver ou à réparer trop vite. Je ne fais pas de la transformation un spectacle spirituel, car la magie œuvre souvent dans ce qui semble non spectaculaire. J’offre surtout une présence stable dans l’incertitude, là où le non-savoir devient régulateur et profondément vivant.

Mon chemin spirituel ne cherche pas à expliquer le mystère, mais à l’habiter — avec présence, lenteur et écoute. Ma spiritualité n’est pas conceptuelle : elle est incarnée, ancrée dans le corps, le souffle et la relation au vivant.
Je marche sur une voie de profondeur : une spiritualité qui descend dans la matière, qui fait face à l’ombre, qui vit le deuil parfois, et qui accepte de ne pas savoir, de rester dans le silence. Le non-savoir est pour moi un espace sacré, là où l’ego se retire et où une intelligence plus vaste peut guider.

Les chevaux sont au cœur de ma vie et de mon œuvre. Ils prolongent mon âme, et je me laisse prolonger par la leur. Ils ne sont pas pour moi des symboles ou des guides idéalisés, mais des alliés de vérité. Avec eux, je me tiens à côté, dans une relation de respect et de réciprocité. Ils m’ont enseigné l’humilité, l’écoute fine, et l’art de créer des relations où chacun peut se sentir pleinement vu et reconnu.

Mon parcours est aussi traversé par l’expérience du chagrin, de la perte et de l’impuissance face à la vie et à la mort. Ces traversées ont façonné en moi une voie vers la reddition et m’ont appris à aimer la vie non parce qu’elle est toujours belle, mais parce qu’elle est profondément vraie.

Ma présence et mon accompagnement s’inscrivent dans une approche relationnelle et régulatrice. Je suis délicatement à l’écoute des états intérieurs, de l’accordage entre les humains et avec les chevaux, et de la manière dont les systèmes nerveux peuvent retrouver sécurité et cohérence, pour créer un espace où le vivant peut à nouveau circuler.

J’œuvre pour une spiritualité du retour à l’intelligence du vivant, loin des dogmes et des promesses de transformation rapide. Une voie qui reconnaît que certaines blessures ne se « résolvent » pas, mais trouvent leur guérison autrement, en devenant des lieux de transmission, de service et de beauté sobre.

 

Sujets de coeur

La part d’ombre représente ce qui est inconscient ou encore inconnu en nous. Ce mot suscite souvent un malaise, car nous l’associons à quelque chose d’obscur, voire de menaçant. Pourtant, il s’agit d’une force puissante, qui influence profondément notre vie — et ce, d’autant plus lorsqu’elle reste refoulée dans l’obscurité de notre psyché.

À mes yeux, l’ombre recèle de véritables trésors.

Notre conditionnement social et nos blessures nous poussent à rejeter certains aspects de nous-mêmes, à « ne pas vouloir les voir ». Nous les camouflons — aux autres, mais aussi à nous-mêmes —, comme si ces parts d’ombre pouvaient disparaître. Mais c’est une impasse : on ne peut pas simplement s’en débarrasser. Cette opposition crée une lutte intérieure qui nous épuise. Et bien souvent, ce que nous n’acceptons pas en nous, nous le projetons à l’extérieur. Nous le voyons chez les autres, là où cela nous irrite, nous dérange, nous pousse au jugement ou au rejet.

Mais si nous choisissons d’approcher ces parts enfouies avec curiosité et bienveillance, alors commence une véritable chasse au trésor. Même si les premiers pas sont parfois inconfortables ou douloureux, ils révèlent un potentiel immense. En intégrant ces aspects oubliés, nous retrouvons une force de création qui peut transformer notre manière de vivre. Plutôt que de rester piégés dans les jugements de bien ou de mal, nous assumons la responsabilité de nos émotions, de nos pensées. Cela ouvre un autre regard, plus large, plus nuancé.

Les chevaux, avec leurs antennes si fines, perçoivent instinctivement nos parts d’ombre, celles que nous avons enfouies ou réprimées. À leur contact, ces zones deviennent accessibles. Les rencontrer nous permet de mieux nous comprendre, de nous accepter tels que nous sommes, et de vivre de manière plus consciente, plus entière. Nous nous reconnectons à la puissance créatrice en nous, et nous pouvons alors exprimer ce qui vit au plus profond de notre âme.

  • Un lien et de la connexion à travers les limites ? Oui !

    …car seul celui qui ose dire “non” peut dire “oui” de manière authentique !

    Les limites nous séparent prétendument les uns des autres. Mais si nous y regardons de plus près, nous constatons que le respect des limites et de notre espace personnel peut avoir l’effet exactement inverse: il peut renforcer et approfondir les relations. Car si je sais que mes limites sont respectées lorsque je les pose, je peux permettre une plus grande proximité et établir de la confiance.

    Dans notre culture, la gestion des limites tient souvent peu compte des besoins individuels. Nous apprenons plutôt des formes de comportement générales, “socialement” adaptées, et nous nous sentons rejetés lorsque quelqu’un pose une limite, ou coupables, voire honteux, lorsque nous signalons nous-mêmes une limite.

    Les chevaux peuvent nous aider à affiner notre perception de nos propres limites et de celles des autres. Leur façon de gérer les espaces personnels et les limites est très clair, ouvert, expressif et pourtant si fin, authentique et direct.

    Afin de pouvoir poser des limites justes, il faut que je sois en contact avec moi-même et que je sente mes besoins. Ce ressenti passe par mes sensations corporelles et ma perception subtile de mon espace personnel. Car quand on se met à l’écoute, le corps communique clairement où se trouvent les limites.

  • Les principes quantiques s’appuient sur la science de la mécanique et de la physique quantique. Ils nous disent aujourd’hui scientifiquement ce que les traditions de sagesse indigènes et orientales savaient déjà il y a très longtemps : la séparation est une illusion. Nous sommes tous reliés à tout ce qui existe.

    Beaucoup d’entre nous l’ont déjà entendu d’une manière ou d’une autre, mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Comment cette conscience affecte-t-elle notre vie ici et maintenant ?

    Je me suis donnée pour mission de traduire les principes quantiques dans un langage et une application pratique, afin qu’ils nous servent et nous orientent dans la vie quotidienne.

    Ce sujet me fascine depuis longtemps et je me suis toujours demandée : comment se fait-il que nous ayons perdu le contact avec cette sagesse ? Une partie de la réponse m’est venue avec le temps : nos traumatismes nous ont déconnectés de cela. C’est pourquoi il est devenu évident pour moi, que le traumatisme et les principes quantiques ne peuvent pas être considérés séparément.

    Je montre ces liens.

    J’attache beaucoup d’importance aux nuances et il s’agit avant tout de faire l’expérience de ces principes.

    Ma curiosité dans ce processus d’expérience va entre autre vers les questions suivantes :

    – Si tout est relié à tout et que tout est toujours en mouvement, comment est-ce que je participe à ce grand tout ? Quel est l’impact sur ma vie ? Qu’est-ce que j’apporte au monde avec mes pensées, mes sensations, mes émotions, mon attitude, mon regard sur les choses et ma façon d’être ?

    – Suis-je conscient des parties de moi qui créent des réalités ? Comment mon “regard sur quelque chose” influence-t-il les situations, les interactions, les sentiments et les expériences ?

    – Comment prendre des décisions ? Ai-je conscience du pouvoir de mes décisions et de l’influence qu’elles ont sur ma vie ?

    – Puis-je reconnaître que ce que je rencontre à l’extérieur, et comment cela résonne en moi, révèle des éléments me concernant ?

Traumatisme transgénérationnel, traumatisme prénatal, traumatisme de la naissance, traumatisme de l’enfance, traumatisme du choc. Les sciences actuelles montrent comment nous sommes tous concernés. Nous sommes nés dans une société traumatisée. On peut penser que c’est grave. Pour autant, mon expérience me montre que cela n’est grave que si nous le nions, si nous nous en détournons. J’invite donc à une prise de conscience, et à un regard aimant et compatissant sur nous-mêmes. Car nous vivons aujourd’hui à une époque où de grandes étapes d’intégration et de liberation sont possibles. Nous pouvons faire aujourd’hui beaucoup de choses, qui étaient à l’époque, impossibles pour nos ancêtres.

LE TRAUMATISME EST UNE FONCTION INTELLIGENTE.

Cela nous aide à remettre à plus tard l’intégration d’événements qui étaient bien trop écrasants au moment où ils se sont produits. Mais souvent, nous n’avons pas conscience de ces événements, car ils nous ont été transmis par héritage ou se sont produits à une époque dont nous n’avons aucun souvenir. C’est pourquoi les thèmes apparaissent plus tard sur la scène de notre vie, de sorte que nous y sommes attentifs.

Cela vaut pour nous, mais aussi pour les chevaux. Ils sont étroitement liés à notre histoire, et leurs traumatismes remontent à la surface à notre contact, tout comme ils le font pour nous. Le chemin de la guérison et de l’intégration communes devient possible et nous procure un immense soulagement. Nous devenons libres.

Savez-vous que les traumatismes non intégrés peuvent vous priver d’une partie de votre force vitale ? Ils peuvent vous empêcher d’aborder la vie avec optimisme, et déformer qui vous êtes vraiment en encourageant l’autocritique, l’autodépréciation et la culpabilité ?

Dans le traumatisme, est emprisonnée une quantité énorme de force qui ne vous sert pas à construire votre vie. La libération et l’intégration de ces parts conduisent à l’emergence et la re-connexion avec votre propre pouvoir créateur.

" La blessure est l'endroit où la lumière vous pénètre. "

Rumi